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Les différents stades de l’endométriose

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La survenue de l’endométriose est la conséquence de la présence de fragments d’endomètre anormale. Cette pathologie a un caractère progressif, ce qui veut dire qu’elle évolue dans le temps. Il a ainsi été créé plusieurs systèmes de classification du stade de celle-ci.

Stades I et II

 

L’American fertility Society a révisé la classification des scores relatifs à la gravité de l’endométriose. Il en ressort que les stades I et II de la maladie correspondent respectivement à des scores allant de 1 à 5 et de 6 à 15. Le plus souvent, une patiente qui est à un tel stade souffre d’une endométriose peu invalidante. Des travaux scientifiques ont été orientés vers l’histogenèse de l’endométriose de stade I, notamment au niveau de la théorie de la transplantation du sang menstruel. Mais on n’est pas encore bien fixé sur la physiopathologie exacte de l’infertilité qui est associée à l’endométriose minime et modérée. Lorsqu’une infertilité est constatée en cas de survenue de la pathologie, un traitement des lésions observées à partir de la cœlioscopie est recommandé. Le recours à la chirurgie est assez simple pour ces stades I et II. Toutefois, la technique chirurgicale la plus indiquée à pratiquer est encore discutée. Il existe la méthode de vaporisation au laser CO2 qui permet d’éliminer rapidement les lésions. Certains spécialistes de l’endométriose pensent que le mieux est de réaliser une excision aux ciseaux monopolaires de l’ensemble des lésions d’endométriose péritonéale.

Stades III et IV

 

Selon toujours la classification révisée de l’American Fertility Society, le stade III de l’endométriose correspond à un score compris entre 16 et 40. Quant au stade IV, les scores enregistrés vont au-delà de 40 et mettent en face des cas d’endométrioses profondes. En découvrant la définition de l’endométriose, vous verrez que les douleurs apparaissent dans la plupart des cas. Celles-ci sont plus intenses quand la malade est au stade IV. Les endométrioses profondes se présentent comme des algies pelviennes chroniques, ainsi que des dysménorrhées et des dyspareunies. Jusque-là, tout le monde n’est pas d’accord sur le mécanisme physiopathologique des douleurs endurées. On peut tout de même avancer que des adhérences engendrent des douleurs par tensions. Aussi, il est rapporté dans certaines analyses qu’il n’existe pas toujours de corrélation entre l’extension des lésions et l’intensité des douleurs.

Lorsqu’on est au stade III et IV de l’endométriose, il est possible de réaliser un traitement non chirurgical. On a alors recours à une contraception par stérilet qui délivre du lévonorgestrel. Ce traitement peut réduire de façon significative les douleurs. En cas d’infertilité, le traitement chirurgical est quasi incontournable.

 

La classification de la maladie en termes de stade dépassée

 

Aujourd’hui, les choses ont évolué dans l’approche de l’endométriose si bien qu’on ne parle plus de stade quand il s’agit de la classifier. Des définitions sont proposées et adoptées par les Recommandations pour la pratique clinique de l’endométriose (RPC endométriose). Celles-ci ont été publiées en 2018 par la CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens de France) et, dans le fond, mettent en avant les différents types d’endométriose. On distingue ainsi l’endométriose superficielle ou péritonéale. Elle désigne la présence d’implants d’endomètres ectopiques situés à la surface du péritoine. Il existe aussi l’endométriose ovarienne qui met en évidence un kyste de l’ovaire caractérisé par son contenu liquidien couleur chocolat, à savoir l’endométriome ovarien. Vient ensuite l’endométriose pelvienne profonde ou sous-péritonéale qui correspond aux lésions s’infiltrant en profondeur à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. Ce type d’endométriose est capable de toucher les ligaments utérosacrés, l’intestin, le cul-de-sac vaginal postérieur, les uretères, la vessie, le sigmoïde, le colon droit, l’appendice et l’iléon terminal, ce qui est le cas lors de la plupart des localisations.

Notez que l’intensité de la douleur ressentie n’a rien à voir avec la gravité du mal. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une femme souffre d’atroces douleurs au bas ventre qu’il faut conclure qu’elle est atteinte d’une endométriose pelvienne profonde. Dans un tel cas, la patiente peut présenter une endométriose superficielle. D’ailleurs, cette forme est plus douloureuse que l’endométriose pelvienne profonde du fait de la présence de nombreux nerfs. Pour savoir exactement quel type d’endométriose vous mène la vie dure, vous devez simplement vous rendre à l’hôpital afin de faire un diagnostic. C’est sur la base de celui-ci que le traitement le plus approprié vous sera proposé.

 

 

 

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