Santé et Médicament

Mise au point :: [ Mise au point ]

27590 lectures

Toxi Infections Alimentaires

Par admin19

Toxi Infections Alimentaires

Publié le Mercredi 14 Nov. 2012


Toxi Infections Alimentaires sur facebook
Definition,Epidémiologie, diagnostic et traitement,Investigation en cas de TIAC en collectivité fermé ,Traitement



 

Definition

 

  • TIAC : Apparition d’au moins 2 cas groupés similaires d’une symptomatologie en général digestive dont on peut rapporter la cause à une même source alimentaire ou hydrique.
  • Causées par l'absorption d'aliments ou d’eau contaminés par certaines bactéries ou par leurs toxines.
  • NB : Contrairement à une épidémie : absence de cas secondaire cad contamination interhumaine.

 

 

Epidémiologie, diagnostic et traitement

 

·         Epidémio généralité    :

 

  •   Existence ou suspicion d’une TIAC => Déclaration obligatoire à la DDASS et DSV (service véto)
  •   Il existe une sous déclaration : 8 000 cas en 1997 dont 60 % des cas concernaient la resto collective et dans 50 % des cas l’agent infectieux n’est pas déterminé. Ds 1/3 des cas, œuf ou un dérivé.

 

 

·         Bactérie entéroinvasive=> Tableau digestif :

 

 

Salmonella non typhique:

typhimurium/ enteritidis

Campylobacter jejuni

Shigella :

dysenteriae, flexneri

Y.enterolitica  YE

(et pseudotuberculosis YPT)

% TIAC

1ière cause : 75 %

 

 

 

Réservoir

Aliments crus / mal cuit : volailles>  viandes de boucherie, produits laitiers, œufs,  fruit de mer

Volailles, eau, lait non pasteurisé

Aliments variés et eau contaminés par fèces

Porc, volaille, eau,

végétaux

Bactérie

Inhibé par lefroid et détruite par ébullition, cuisson lente

 

 

Capable de se développer

même au froid + 4 °

(chaîne du froid ↑)

Incubat°

12 – 36 h

1 – 3 j

2 – 5 j

                   3 – 7 j

Clinique

Recrudescence

de juillet à novembre

Sd Gastro-entérique

Favorable spontanément    en 3- 5j

Sujet fragile :                       < 6 ans, vieux, immuno-                             septicémie , deshydratation

Sd  gastro-entérique

Parfois diarrhée  sanglante  par ulcération colique

Evolution Spontanéement favo ; possible septicémie

Sd dysentérique

Peu de bactériémie

Sd Gastro-entériqueavec possible bactériémie

Sd post-infectieux:E.noueux et oligo-arthrite inflammatoire

YE : Jeune adulte + adénite mésentérique

YPT: Enfant, ado : tableau

pseudo appendiculaire mais pas de DIARRHEE

Dgstic

Coproculture milieu SS,  ± ( HAA +ds aliment )

Coproculture± HAA

Coproculture

Coproculture et sérologie

 traitement 

Aucun

sf si fragile : FQ pendt 8 j ou Bactrim® (favorisane portage)

Aucun

écourté par

FQ ou Macrolide

ATB;

FQ ou Bactrim®

pdt 5 j

ATB

Cycline ou FQ pdt 15 j

 

 

 

·         Bactérie ayant une action neurotoxinogène  → BOTULISME :

 

  •   Agent : TIAC à Clostridium Botulinium BGP anaérobie stricte : 7 souches différentes  A => G
  •   Neurotoxine protéique thermolabile résistante au pH gastrique: surtout B en France, peu virulente
  •   Réservoir : Surtout jambon cru (toxine B), aux USA surtout conserve artisanale (toxine A + virulente)
  •   Pathogénie : Blocage spécifique et irréversible de la synapse cholinergique du SNA et de la jonction neuromusculaire en empêchant le relargage de l’Acétylcholine. Absence de passage de la BHE.
  •   Incubation : 5h à 5 jours
  •   Clinique : Précédé d’une phase d’invasion «digestive» (Nausée, vomissement, diarrhée, dl abdo), apparition secondaire d’une paralysie bilatérale et symétrique (polyneuropathie motrice) avec trouble sécrétoire : Sd sec   :

⇒  Paralysie accomodation, mydriase, diplopie, xérophtalmie et xérostomie,

 ⇒ Atonie oesophagienne  = Fausse route, rétention d’urine, constipation

⇒  Dans les formes sévères : Faiblesse musculaire, paralysie périphérique et atteinte des M.respi

  •   SN : Pas de Sd méningé, pas d’atteinte du SNC, pas de fièvre
  •   Diagnostic : Recherche toxinémie , EMG (Bloc présynaptique) et MEE du germe tardive
  •   Evolution : Aux USA, 11 % de mortalité
  •   Traitement : Traitement symptomatique + surveillance + guanidine ± sérothérapie dans les formes sévères

 

 

·         Bactérie  ayant une action entérotoxinogène => Tableau digestif :

 

 

Staphylococcus aureus

C.perfringens 

BGP sporulé anaérobie

E.coli entérotoxinogéne

Bacillus Cereus

% TIAC

3ième cause en France

2ième cause en France

Rare en France                 => 50 % diarrhées en

zone tropicale

0,5 %

Réservoir

Aliments bcp manipulés

conserve/viande préchauffé  glace, patisserie.

Contamination se fait le plus souvent à partir d’une plaie (furoncle, ..) ou portage sain nasopharyngé.

Toxine préformé ds l’aliment

 

Viandes en sauce et plats cuisinés lorsque règle de conservation non respecté après cuisson

Lait cru , eau

Aliment mal cuit :

viandes en sauce

Aliment mal conservé :

Riz précuit, purée

 

Exotoxine thermostable plusieurs sérotypes

Toxinethermolabile

sporulation des germes au niv TD

Toxines 

T.labile et thermostable

Toxines

Thermolabile et thermostable

Incubation

Rapide : 1 à 6 h

8 à 12 h

24 à 48 h

TS : 1- 6 h

TL : 6 à 16 h

Clinique

Vomissement suivi d’un

Sd cholériformenon fébrile

possible choc hypoVol pr NN Evolution favo en 24 h

Σ cholériforme :

rare  entérocolite nécrosante

Σ cholériforme

peu fébrile

Sd cholériforme

Diagnostic

Pas de copro, pas d’ATB

Pas d’ ATB

 

 

·         Intoxications histaminiques :  symptomatologie vasomotrice :

 

  •   Toxine issu ds ce cas de la transformation chimique de l’histidine contenue ds la chair des poissons (surtout le thon )en histamine : surtout si poisson mal cuit
  •   1,5 % des TIAC
  •  Incubation : 30 minutes
  •   Tableau clinique : Tbles vasomoteurs, céphalées, lipothymies, érythème, quelques troubles digestifs

 

 

Investigation en cas de TIAC en collectivité fermé :

 

  • Traduire l'appel d'alerte provenant de la collectivité : il s agit essentiellement de découvrir la vérité dans des propos ayant bien souvent une tendance alarmiste
  •    Recenser tous les cas authentifiés ou douteux en établissant une fiche à visée descriptive :

⇒  Connaître : Unité et sous-unité d'hébergement, de soins, ou de travail ; nom, prénom, âge du malade, terrain et FDR  préexistants éventuels ; date d'arrivée du malade dans l'unité ; tableau clinique ; examens complémentaires déjà effectués ;  jour et heure de début ; porte(s) d'entrée probable(s).

⇒ Diagnostic clinique + prélèvement sur environnement + malade (isolement + identification de l’agent pathogène)

⇒ Essayer de dégager une caractéristique commune aux patients atteints (incubation, apparition de la contagiosité et sa durée, vecteur, … ) =>  Enquête étiologique épidémiologique

  •   Reconnaître l'épisode infectieux d'allure épidémique :

⇒  MEE du caractère épidémique : Incidence élevé, notion de seuil épidémique dépassé

⇒ Survenue de plusieurs cas d'infections devant satisfaire à 4 conditions :

  1. Etre similaires
  2. Avoir un lien épidémiologique
  3. Etre regroupés dans le temps
  4. Etre regroupés dans  l'espace

⇒ Dans les structures hospitalières, éliminer une infection nosocomiale ou iatrogène.

  •  Evaluation du risque pour la collectivité :

⇒  Mode de transmission habituel :

  1. Soit des hétéro-infections (d'un sujet atteint à un sujet sain)
  2. Soit des hétéro-infections indirectes « croisées » (une tierce personne jouant en quelque sorte le rôle de vecteur entre 2 individus) s-t assez fréquentes ds certaines collectivités : hôpitaux, crèches, …
  3. Soit des exo-infections (d'une source non humaine à un sujet sain) ex : .TIAC à Clostridium perfringens, eau (à Aeromonas), air (légionellose).

⇒ Degré de contagiosité de cette infection : si sd non étiqueté => estimation à partir de l’incidence , par contre la vitesse d'extension est ,elle , partiellement liée à la durée d'incubation .

⇒  Définir un terrain privilégié ( souvent dans collectivités type MDR, hopitâl , … )

  •   Déclaration (ou Alerte) aux autorités sanitaires
  •   Prévenir Directeur du centre et si hopital (directeur du CLIN)
  •   1ières mesures de prévention secondaire :

⇒  Cad  minimiser les effets  de la maladie déjà déclarée  

  • Enquête étiologique détaillée cas par cas :

⇒Enquête rétrospective de type  « cas - témoins » : 

  1.    Type : Analytique rétrospective : Cas-témoin
  2.   Caractéristique sociale des sujets : Age, sexe..
  3.  Tableau clinique présenté (dysentérique, cholériforme ou gastroentéritique)
  4.    Courbe épidémiologique : Apparition des cas au cours du tps (uni ou bimodale). Si plurimodale => Epidémie non alimentaire
  5.    Durée moy d’incubation
  6.  Aliments consommés

 

⇒  Complétée par une enquête microbiologique :

  1.  Prélèvements :

 -  Reste des repas (en collectivité, obligation de les garder pendant 72 h) => Tous les germes

-  Copro,  vomissements => culture =>  tous les germes

-  Sang (HAA) => Salmonelle et Campylobacter jejuni

-  Si botulisme : MEE de la toxine par toxinotypie sur sérum, vomissement, liq gastrique, selles, aliments

-  Si Yersinia => Sérologie à la recherche de l’élévation des Ac

  1.    Etude de la chaine alimentaire :

-  Recherche de porteurs sains du germe parmi personnels de restauration

-  Contrôle de la chaine du froid et du chaud

 

⇒  Dissociation du circuit des aliments comestibles et des déchets, stockage, ….

⇒  Si collectivité ouverte surtout salmonella par l’eau : + complexe

  •  A terme mettre en place des mesures de prévention primaire :

⇒  Ensemble des mesures permettant d'éviter l'apparition de la maladie

 

 

Traitement

 

  • Traitement sympto d’une diarrhée 

 

Source: Fiches Rev Prat, Impact 1997 , Pilly 1997 et Santé Pub hippocrate 2000

     NB : Nom technique de conservation par le chaud est l’appertisation

Toxi infection sans fièvre :Choléra + Tétanos + Botulisme + Staph Aureus

 

 

> 2 cas présentant les mêmes symptomes et ayant partagé le même repas

 

Mots clés de l'article : |

Dans la rubrique Mise au point

Pathologies Dues Au Cmv Chez Un Hiv +

Pathologies Dues Au Cmv Chez Un Hiv +

Lithiase Salivaire

Lithiase Salivaire
Les avis des lecteurs

Votre réaction sur le sujet


Votre Pseudo


Votre mail


Message

* Les messages postés sont soumit a des conditions



Recevez chaque semaine sur votre boite de reception les dernieres actualités médicales.
Agenda Scientifique
Dossier
Vendredi 25 Avril 2014
Maladie et syndrome
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z