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Le canal lacrymal de l’enfant

Par Dr Pierre FRANCES

Le canal lacrymal de l’enfant

Publié le Jeudi 28 Nov. 2013


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Le canal lacrymal de l’enfant - Ophtalmologie.



Le canal lacrymal est à la frontière entre l’œil et le nez.

Plusieurs situations découlant de problèmes à son niveau peuvent apparaître :

1. Le larmoiement par hypersécrétion

L’hyperproduction des larmes est due à une stimulation trigéminale. Elle sature des capacités de résorption des larmes dont le trop plein déborde sur la joue. Dans ce cas il existe une normalité du canal lacrymonasal est normal.

En conséquence, toute exploration des voies lacrymales est inutile.

2. Les larmoiements par hypo excrétion

Ils sont secondaires à une anomalie anatomique sur le circuit lacrymal.

Il faut éliminer en 1er lieu une anomalie du secteur palpébral (ectropion congénital par exemple).

Il faut distinguer un obstacle fonctionnel d’un obstacle organique.

Dans le cas d’un obstacle organique, le larmoiement est permanent. Si le problème est mineur, les sécrétions sont abondantes uniquement au réveil, et récidivent à l’arrêt des collyres antiseptiques.

On parle souvent de « conjonctivite lacrymale », mais ne sont pas de réelles conjonctivites (la sclérotique étant normale). Elles ne sont pas contagieuses.

L’obstacle fonctionnel est secondaire à une interaction avec les pathologies de la fosse nasale. Un larmoiement est présent à la suite d’une rhinopharyngite, et il disparaît avec la guérison de la rhinopharyngite. Entre les épisodes, le larmoiement est absent, et ce sans traitement. La symptomatologie est intermittente.

A quelle vitesse consulter ?

Dans un premier temps, il faut rechercher des signes de gravité (photophobie, rougeur oculaire, exophtalmie, altération de l’état général et fièvre, tuméfaction an région médio-canthale).

L’existence d’un de ces signes doit imposer une consultation ophtalmologique en urgence.

L’altération de l’état général doit faire éliminer une ethmoïdite suppurée.

L’exophtalmie doit évoquer une tumeur orbitaire, mais aussi une ethmoïdite suppurée.

La rougeur oculaire périkératique doit faire chercher un corps étranger, une uvéite, un ulcère de la cornée…

En conclusion

Pour les larmoiements fonctionnels, il n’y a pas de traitement actif.

Pour les larmoiements permanents :

-          Avant le 6ème mois, une surveillance simple est suffisante (on peut prescrire des collyres bactériostatiques).

-          Entre 6 et 12 mois, sondage lacrymal

-          Après 12 mois, sous anesthésie générale on pratique une exploration du canal lacrymal qui permet de séparer deux situations :

a/ Les sténoses lacrymo-nasales complexes : intubation mono ou bi-canaliculo-nasale.

b/ Les sténoses lacrymo-nasales muqueuses : le ventilation mécanique en ventilation spontanée est entretenue pour la mise en place d’une intubation poussée.

 

D’après l’exposé de Fayet B, Racy E. Ophtalmologie. CHU Hôtel Dieu. Paris.

Par le Dr FRANCES Pierre. Médecin généraliste. F. 66650 Banyuls sur mer.

Mots clés de l'article : Canal lacrymal |

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