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Gynécomastie

Par Dr Hamdi , Alger

Gynécomastie

Publié le Jeudi 08 Nov. 2012


Gynécomastie sur facebook
Prolifération bénigne du tissu glandulaire mammaire - Endocrinologie.



 

Confirmer la gynécomastie

Examen clinique

Diagnostic positif :

√ Inspection :
- tuméfaction rétro-aréolaire uni- ou bilatérale ;
- simple soulèvement mamelonnaire ou petit sein
féminin.
 
√ Palpation :
- masse ferme, mobile sur les plans profonds ;
- centrée sur l’aréole.
 
√ Aires lymphatiques de drainage :
- absence d’adénopathie satellite.
 
√ Appréciation de la sensibilité.
 
√ Recherche d’un écoulement mamelonnaire.
 
Diagnostics différentiels
 
√ Adipomastie si gynécomastie bilatérale.
√ Autres tumeurs, bénignes ou malignes.
 
 

Examens complémentaires

√ Mammographie, échographie :
- confirment la gynécomastie (structure glandulaire
centrée sur le mamelon) ;
- identifient une adipomastie associée ;
- recherchent une lésion tumorale mammaire.
 
√ Biopsie :
- licite si suspicion de tumeur maligne.
 
 

Etiologie

Selon l’âge du patient

√ Gynécomastie néonatale :
- quasi constante ;
- spontanément régressive en quelques semaines ;
- liée aux estrogènes d’origine maternelle ;
- pas de bilan particulier.
 
√ Avant la puberté :
- exceptionnelle ;
- nécessite une enquête étiologique rigoureuse.
 
√ Pubertaire :
- inflation estrogénique relative des premiers
stades de la puberté ;
- spontanément régressive 9 fois sur 10 ;
- bilan minimal (clinique ± biologique).
 
√ Chez l’adulte :
- enquête étiologique exhaustive ;
- après 65 ans, la gynécomastie est fréquente.
 

Fréquences des causes

√ 15 à 20 % : gynécomasties pubertaires
incomplètement résolutives ;
√ 25 % : iatrogènes ;
√ 15 % : affections organiques (insuffisance
hépatique, phénomènes de renutrition ou
hyperthyroïdies) ;
√ 9 % : hypogonadismes ;
√ 6 % : origine tumorale ;
√ 1/3 des cas : formes idiopathiques.
 

Selon le patient

√ Insuffisance rénale, notamment si dialyse ;
√ insuffisance hépatique ;
√ phases de renutrition ;
√ hyperthyroïdie ;
√ médicaments.
 
 
 

Examen clinique

√ Au niveau des organes génitaux externes,
rechercher :
- une malformation ;
- une cryptorchidie ;
- une hypotrophie ou une asymétrie du volume testiculaire.
 
√ Évaluer l’androgénisation.
Dosages hormonaux
 
√ De base :
- estradiolémie (E2) ; LH ; testostéronémie (T) et taux de protéine porteuse des stéroïdes sexuels (TeBG).
 
√ En deuxième intention :
- gonadotrophines chorioniques (hCG) ; prolactine.
 
Imagerie
Parfois nécessaires : échographie, scanner…
 
 

Interprétation des résultats

Réduction du taux de testostérone……et inflation du taux de LH
Hypogonadisme primaire.
 
√ Fonctionnel (hémodialyse, insuffisance rénale ou hépatique, hyperthyroïdie).
 
√ Organique :
- forme congénitale (syndrome de Klinefelter) ;
- forme acquise (orchite, sénescence, etc.).
 
Taux de LH normal ou abaissé
 
Hypogonadisme secondaire.
 
√ Doser :
- taux de prolactine plasmatique ;
- saturation de la sidérophylline
(hypogonadisme de
l’hémochromatose primitive).
 
√ Évaluer la fonction antéhypophysaire.
 
√ Si hyperprolactinémie ou
déficit antéhypophysaire
composite, IRM hypothalamohypophysaire.
 
Hyperestradiolémie…
 
…et baisse des taux de LH et de T
 
√ Vérifier les prises médicamenteuses.
 
√ Rechercher anomalie testiculaire :
- cliniquement (tuméfaction unilatérale ou asymétrie) ;
- à l’échographie (tumeurs occultes cliniquement) ;
 
√Si absence d’anomalie testiculaire :
- tumeurs surrénaliennes féminisantes (faire un scanner) ;
- aromatisation excessive (non rare chez l’homme âgé avec inflation de la masse grasse).
 
…et taux de T normal ou élevé avec réduction du
taux de LH
 
√ Traitement par androgènes aromatisables (et/ou gonadotrophines chorioniques).
 
√ Sécrétion tumorale d’hCG :
- doser le taux d’hCG plasmatique ;
- imagerie (échographie, scanner) pour déterminer la source tumorale (testiculaire, bronchique, gastrique, rénale ou hépatique).
 
 
…et élévation des taux de LH et de T
 
√ Hyperthyroïdie :
- mesurer la TSH plasmatique.
 
√ Androgénorésistance :
- investigations spécialisées.
 

Bilan hormonal normal

 
Gynécomastie idiopathique
 
√ 30 % des cas.
 
√ Après avoir exclu une tumeur testiculaire infraclinique par une échographie. ?
 

ARBRE DÉCISIONNEL, DIFFÉRENTIEL ET ÉTIOLOGIQUE D’UNE GYNÉCOMASTIE

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