Santé et Médicament

Mise au point :: [ Mise au point ]

65221 lectures

Examen clinique des syndromes canalaires du membre supérieur

Par Dr Pierre FRANCES

Examen clinique des syndromes canalaires du membre supérieur

Publié le Mercredi 25 Déc. 2013


Examen clinique des syndromes canalaires du membre supérieur sur facebook
Examen clinique des syndromes canalaires du membre supérieur - Orthopédie.



La compression nerveuse concerne plusieurs sites au niveau du membre supérieur :

 

1/ Le canal carpien.

L’interrogatoire recherche des signes généraux (âge, sexe, obésité, diabète, alcoolisme, travail).

On va trouver des signes locaux (doigts en ressauts, acroparesthésies de fin de nuit).

Un recueil des différents traitements administrés est effectué, tout comme le retentissement sur la vie quotidienne.

A l’inspection on note une éventuelle amyotrophie des thénariens. On cherche des troubles de la sensibilité sur le territoire du médian (pulpes des 3 premiers doigts et face radiale de l’annulaire). Le tact superficiel est évalué grâce à un monofilament, et par le test de discrimination de Weber. Une distance de 6 mm ou plus sur une hémipulpe traduit une atteinte sensitive.

Le test de Phallen permet de retrouver, lors d’une flexion du poignet, des paresthésies.

Le signe de Tinel est une percussion du poignet antérieur au niveau du pli de flexion qui génère (dans le cas d’un syndrome du canal carpien) des paresthésies.

 

2/ Le nerf ulnaire au coude

Cliniquement il se traduit par des paresthésies dans l’auriculaire et la moitié ulnaire de l’annulaire (surtout lors des flexions prolongées, ou suite à une compression). Le test de discrimination est positif si la distance est supérieure à 5 mm.

Des troubles moteurs peuvent exister ; surtout une réduction de la force de serrage (évaluation par un dynamomètre).

Le signe de Froment doit être recherché. Le pouce est en flexion pour compenser l’absence d’adducteur, de 1er interosseux dorsal et de pince). Ce signe présente une valeur prédictive péjorative.

Le signe de Wartenberg se caractérise par une perte d’abduction de l’auriculaire, et se traduit par une gêne permanente lorsque ce doigt est en adduction.

Un déficit des interosseux se caractérise par une impossibilité de croisement des doigts.

La griffe ulnaire peut être présente, et se caractérise par un déficit intrinsèque de l’annulaire et l’auriculaire. La manœuvre de Bouvier est impossible (tenue en flexion des doigts en volet au niveau de la métacarpo-phalangienne).

Si les lésions sont anciennes, il existe un aplatissement de l’arche transverse de la main (secondaire à une amyotrophie du 1er interosseux dorsal).

Le signe de Tinel est important, et sa sensibilité est de 62%, et sa spécificité de 92%

Le elbow flexion test recherche une luxation antérieure du nerf ulnaire.

 

3/ Le nerf radial du coude

-          Le syndrome du tunnel radial se caractérise par une douleur au niveau de l’épicondyle sans déficit sensitif. Le plus souvent il est secondaire à une compression de la branche profonde du nerf radial. C’est un syndrome dynamique, dont le diagnostic différentiel doit être effectué avec l’épicondylite.

-          Le syndrome du nerf  interosseux postérieur est paralytique, et est secondaire à une compression lors du passage entre les 2 chefs du supinateur (arcade de Frohse). Cliniquement, on retrouve un déficit progressif qui touche le long extenseur radial du carpe.

 

4/ Syndrome du défilé thoraco brachial

Il faut effectuer un examen clinique rigoureux pour éliminer une côte cervicale, un muscle axillaire, des épaules tombantes, ou une notion de traumatisme.

Deux formes coexistent : la forme haute qui touche C5, C6, C7, et donnant une symptomatologie  radiale, une forme basse (C8 et D1) dont la symptomatologie est ulnaire (hypoesthésie).

Il est possible de rencontrer une association avec une forme vasculaire. De ce fait, il est nécessaire de rechercher une compression vasculaire.

Des tests dynamiques permettent de rechercher les formes neurologiques :

-          Le test de Morley qui suite à la compression de la transverse de C7 donne des paresthésies.

-          Le test d’Adson retrouve une douleur lorsque le patient tourne la tête à gauche lors d’une inspiration profonde ; les mains étant sur les cuisses.

Pour les formes vasculaires, deux autres tests peuvent être utilisés :

-          Le signe d’Allen. Une douleur est objectivée lorsque la tête est  tournée du côté opposé au bras qui est en abduction rotation externe à 90°.

-          Le signe de Roos qui se caractérise par des paresthésies obtenues suite à plus de 20 ouvertures et fermetures de la main.

 

D’après l’exposé de Beauthier-Landauer V. Service de chirurgie orthopédique CHU Saint Antoine. Paris.

Par le Dr FRANCES Pierre. Médecin généraliste. F. 66650. Banyuls sur mer

Mots clés de l'article : Canal carpien | Nerf ulnaire | Nerf radiale |

Dans la rubrique Mise au point

Prurit anal : étiologies et prise en charge

Prurit anal : étiologies et prise en charge

Dépistage de la luxation congénitale de hanche

Dépistage de la luxation congénitale de hanche
Les avis des lecteurs

Votre réaction sur le sujet


Votre Pseudo


Votre mail


Message

* Les messages postés sont soumit a des conditions



Recevez chaque semaine sur votre boite de reception les dernieres actualités médicales.
Agenda Scientifique
Dossier
>Basique
Jeudi 01 Nov. 2018
Maladie et syndrome
A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z